Un message WhatsApp, une note vocale, une vidéo, une publication Facebook… Et soudain, toute une communauté est en alerte.
«Ebola est partout !», «Il ne faut surtout pas aller à l’hôpital !», «Tel produit guérit Ebola !», « Les équipes cachent la vérité !» Dans une épidémie, les rumeurs peuvent se propager plus vite que le virus. Et parfois, elles provoquent des comportements dangereux. Une personne qui croit qu’Ebola est une invention peut refuser les soins. Une famille qui croit qu’un centre de traitement est un lieu de mort peut cacher un malade. Un citoyen qui partage une fausse information peut décourager toute une communauté de respecter les mesures de prévention.
C’est pourquoi notre téléphone doit devenir un outil de protection, et non un amplificateur de panique. Avant de transférer une information, posons-nous trois questions : Qui l’a publiée ?, quelle est la source ? Est-ce confirmé par une source sanitaire crédible ?
L’OMS considère justement la communication avec les communautés comme un élément central de la lutte contre Ebola. Les populations doivent être informées, mais aussi écoutées et associées à la réponse.
Journalistes, influenceurs, leaders communautaires et simples utilisateurs des réseaux sociaux : nous avons tous une responsabilité car une information fiable peut sauver une vie tandis qu’une fausse information peut exposer une famille.
Alors, avant de cliquer sur «transférer», prenons quelques secondes. Vérifions. Parce qu’en période d’épidémie, partager sans vérifier n’est pas un acte innocent. Lutter contre Ebola, c’est aussi lutter contre la désinformation.
Justin-Joël Maraeki.
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