Face à Ebola, attendre peut coûter cher. Dans nos communautés, il arrive qu’une personne tombe malade et que la famille commence par chercher des explications ailleurs : paludisme, fièvre ordinaire, intoxication alimentaire ou maladie inconnue. Pendant ce temps, la maladie peut continuer son chemin.
C’est pourquoi chaque signe suspect mérite attention. Fièvre, faiblesse intense, vomissements, diarrhée, douleurs, saignements ou autres symptômes inhabituels doivent pousser à demander rapidement conseil auprès des professionnels de santé. Mais attention : ces symptômes peuvent également être associés à d’autres maladies. Seul un examen médical et un test approprié permettent de confirmer ou d’écarter Ebola. Le réflexe doit donc être simple : Ne pas paniquer. Ne pas cacher. Ne pas attendre.
Lorsqu’une personne est malade, évitons les contacts physiques inutiles avec ses liquides biologiques et sollicitons rapidement l’aide des services de santé. Pourquoi cette rapidité est-elle si importante ? Parce que la prise en charge précoce, notamment les soins de soutien et la réhydratation, peut améliorer les chances de survie.
L’Organisation mondiale de la Santé souligne également que la détection précoce, la surveillance et le suivi des contacts sont des piliers essentiels de la riposte. Et ici, la famille joue un rôle déterminant. Elle est souvent la première à constater que quelque chose ne va pas. Elle peut donc être la première à donner l’alerte.
Mais elle peut aussi, sans le vouloir, devenir un maillon de transmission si elle multiplie les contacts à risque avec une personne malade. Alors, chers parents, chers voisins, chers responsables communautaires : ne jouons pas avec le temps.
Une alerte précoce n’est pas une accusation. Une consultation n’est pas une condamnation. Et demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse.
Avec Ebola, quelques heures peuvent faire la différence. La bonne décision aujourd’hui peut sauver une vie demain.
Justin-Joël Maraeki.
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