Ebola ne sera pas vaincu par les équipes de riposte seules. Qui peut arrêter Ebola ? Les médecins ? Les infirmiers ? Les laboratoires ? Les équipes de surveillance Oui. Mais pas eux seuls.
La communauté a également un rôle essentiel à jouer. La première alerte peut venir d’une famille. Le premier signalement peut venir d’un voisin.
Une rumeur peut être détectée par un leader communautaire. Une information fiable peut être relayée par un journaliste. Une mesure de prévention peut être expliquée par un chef coutumier, un responsable religieux, un enseignant ou un jeune engagé.
Voilà pourquoi la lutte contre Ebola ne doit pas être considérée comme l’affaire exclusive du ministère de la Santé ou des équipes de riposte. C’est une responsabilité collective.
L’OMS le rappelle : l’engagement communautaire est indispensable pour contrôler une flambée d’Ebola. Mais pour obtenir cette participation, il faut également construire la confiance. Une communauté qui ne comprend pas une mesure peut la refuser. Une communauté qui se sent méprisée peut se fermer. Une communauté qui reçoit des informations contradictoires peut douter.
À l’inverse, une communauté écoutée, respectée et correctement informée peut devenir une véritable force de protection.
Alors, Ituriens, la question est posée : quel sera notre rôle dans cette bataille ? Allons-nous regarder Ebola progresser en attendant que quelqu’un d’autre agisse ? Ou allons-nous devenir les premiers défenseurs de nos familles et de nos communautés ?
Signaler rapidement. Éviter les comportements à risque.
Respecter les mesures de prévention. Refuser les rumeurs. Soutenir les malades sans s’exposer.
Collaborer avec les professionnels de santé.
Protéger les enfants. Sensibiliser les voisins. Chaque geste compte. Ebola n’est pas seulement une bataille médicale.
C’est aussi une bataille de confiance, d’information, de solidarité et de responsabilité. Et si la communauté devenait justement… le premier rempart contre Ebola ?
Justin-Joël Maraeki.
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