L’Assemblée nationale a ouvert ce mardi 15 septembre 2026 sa session ordinaire de septembre, conformément à l’article 115 de la Constitution. Une session que son président Aimé Boji Sangara veut à la fois budgétaire et refondatrice.
Officiellement, il s’agit d’examiner le projet de loi de finances 2027 et la reddition des comptes 2026. Mais le discours de Boji a surtout braqué les projecteurs sur un autre chantier : les réformes institutionnelles.
À la demande du Président Félix Tshisekedi, les députés vont procéder à une nouvelle délibération de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en RDC, pourtant déjà déclarée conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle.
« Cette session va se focaliser sur plusieurs textes importants pour la vie de notre nation, visant la consolidation de notre système démocratique », a déclaré Boji Sangara.
Cette annonce n’est pas anodine. Elle intervient à deux ans du cycle électoral de 2028 et relance les spéculations sur une possible révision constitutionnelle par voie référendaire, un sujet ultra-sensible dans le débat politique congolais.
En parallèle, la chambre basse va examiner des textes sur la réforme électorale et l’identification des électeurs, ainsi que des lois structurantes sur l’architecture économique et financière du pays, alors que Kinshasa cherche à rassurer ses partenaires et à mobiliser plus de recettes internes.
Muhindo Joseph
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