L’Ituri entre dans une nouvelle ère. Pour la unième fois depuis des années, l’espoir d’une paix durable prend corps : 50 000 ex-combattants ont officiellement exprimé leur volonté de rejoindre la Réserve Armée de la Défense, RAD.
Un tournant historique qui intervient au moment même où la province connaît 14 jours d’accalmie quasi totale sur le terrain.
L’ÉVEIL PATRIOTIQUE SE MATÉRIALISE
Ce ralliement massif n’est pas un hasard. Il est le fruit d’un long travail de sensibilisation mené par les forces vives et les autorités y compris l’implication significative de la RAD.
En choisissant la RAD, ces milliers de jeunes tournent le dos aux groupes armés. Ils optent pour la patrie, la souveraineté nationale et le soutien aux institutions de l’état de siège.
« Nous disons merci à Dieu pour ce résultat que nous commençons à voir sur terrain, merci aussi au chef de l’Etat et au gouverneur de la province pour la matérialisation de la vision du chef de l’état et aussi merci à la 32 e Région militaire “ a déclaré le coordonnateur RAD/ITURI
14 JOURS SANS SANG : UNE FENÊTRE À NE PAS RATER
Deux semaines sans massacres, sans déplacements massifs, sans crépitements.
Pour les analystes et les acteurs locaux, cette trêve est la preuve que la dynamique de pacification porte déjà ses fruits.
Colonel Emmanuel LIBANDI signifie comme tout ceci c’est par la grâce de Dieu.
Mais elle est aussi fragile. Le plus grand défi aujourd’hui est celui de transformer cet élan en paix durable en encadrant rapidement ces nouveaux réservistes.
UN APPEL URGENT AUX AUTORITÉS
Pour ne pas laisser passer cette chance historique, la RAD tire la sonnette d’alarme.
Elles sollicitent l’implication directe du Gouvernorat militaire de l’Ituri et du commandement de la 32ᵉ Région Militaire.
Objectif est de déployer d’urgence les moyens logistiques, administratifs et juridiques pour identifier, enregistrer et former civiquement ces 50 000 réservistes. Et ce, dans le strict respect des lois de la République.
L’heure n’est plus aux discours.
C’est le moment de la vigilance, de l’action et de la responsabilité collective. Si elle est bien accompagnée, cette lueur d’espoir peut éteindre définitivement la guerre en Ituri.
Jeremiah UPAR
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