Face à la montée des exactions des rebelles ADF, cinq provinces du Nord-Est et de l’Est se sont mises ensemble.
Kisangani a accueilli une réunion stratégique à l’initiative du gouvernement. Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a dirigé les échanges.
Autour de la table : les gouverneurs de la Tshopo, du Haut-Uélé, du Bas-Uélé, de l’Ituri et du Nord-Kivu, accompagnés de leurs comités provinciaux de sécurité.
Le ministère de l’Intérieur explique que cette concertation devait permettre d’aligner les plans d’action, de resserrer les liens entre provinces et de fluidifier l’échange de renseignements. Le but est de rendre plus efficaces les opérations militaires contre les groupes armés, dont les ADF en tête.
Durant la séance, les autorités ont dressé l’état des lieux sécuritaire dans les zones touchées. Elles ont aussi listé les blocages sur le terrain et étudié des pistes pour mieux faire travailler ensemble civils, FARDC et services de renseignement.
Les gouverneurs ont appuyé la démarche du VPM. Pour eux, seule une riposte conjointe peut venir à bout d’une menace qui ne respecte plus les limites administratives.

Cette rencontre fait suite à des travaux d’experts tenus la veille. Ces assises techniques ont servi à croiser les analyses, tirer les leçons du terrain et jeter les bases d’un plan d’action commun pour mieux sécuriser les populations.
Depuis des années, les ADF, rébellion d’origine ougandaise active dans l’Est congolais, sont pointés du doigt pour des massacres de civils, surtout en Ituri et au Nord-Kivu. Leur expansion vers d’autres provinces pousse Kinshasa à privilégier désormais une défense régionale coordonnée.
La Rédaction
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