La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Dix civils ont été tués le mercredi 14 octobre lors de nouvelles attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) contre trois sites miniers situés dans la chefferie de Babila Babombi.
Les attaques ont visé les sites miniers de Makimbiliyo, Makamanda et Biasiku. Selon Ram’s Malikidogo, défenseur des droits humains dans la région, après avoir commis ces tueries, les assaillants se sont dirigés vers le village de Mangadi, suscitant de nouvelles inquiétudes au sein de la population locale.
Un appel au renforcement du dispositif sécuritaire
Face à la recrudescence des violences dans cette partie du territoire de Mambasa, Ram’s Malikidogo appelle la hiérarchie militaire à réévaluer le dispositif sécuritaire déployé dans la zone. Cet acteur de défense des droits humains préconise notamment le remplacement des militaires ayant passé une longue période sur le terrain, estimant qu’un renouvellement des effectifs pourrait contribuer à renforcer la riposte contre les groupes armés.
« Si les militaires sont fatigués de combattre l’ennemi, qu’ils soient remplacés et qu’on amène d’autres ayant encore le souci de la population », a-t-il déclaré.
Cet appel intervient dans un contexte marqué par la persistance des attaques contre les populations civiles, malgré les opérations militaires menées conjointement par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF) contre les ADF.
Les chefferies de Babila Babombi et de Walese Karo sous pression
Depuis septembre 2026, les attaques attribuées aux ADF se sont intensifiées dans les chefferies de Babila Babombi et de Walese Karo, selon les informations rapportées dans la région. Cette recrudescence de l’insécurité accentue la vulnérabilité des populations civiles, notamment dans les zones d’exploitation minière et les localités environnantes.
Les conséquences de cette menace ne se limitent pas aux seules communautés locales. La Réserve de faune à okapis, un site majeur du patrimoine naturel de la République démocratique du Congo, est également concernée par les inquiétudes sécuritaires. Son administration a récemment alerté sur les menaces que représentent les activités des groupes armés pour cette aire protégée.
La multiplication de ces attaques relance ainsi les préoccupations relatives à l’efficacité du dispositif de protection des civils et à la sécurisation des zones affectées par l’activisme des ADF en Ituri.
En attendant une amélioration durable de la situation, les populations de Mambasa restent confrontées à la menace des violences armées, tandis que les appels se multiplient en faveur de mesures sécuritaires renforcées pour prévenir de nouvelles pertes en vies humaines.
La rédaction
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