La Cour Militaire de la Tshopo-Uele a rendu son verdict vendredi 18 septembre 2026, dans le procès en procédure de flagrance opposant le Ministère public à plusieurs policiers du commissariat urbain de Kisangani.
Dans son jugement, la Cour a acquitté deux policiers, dont une femme. Par contre, elle a condamné six autres prévenus, dont trois officiers, avec admission de circonstances atténuantes.
6 mois de prison pour les officiers
Les officiers reconnus coupables sont le Commissaire Supérieur Principal Guy Byabongo, le Commissaire Principal Justin Kamunganda et le Commissaire Yolimo Bokalola.
Ils ont écopé chacun de :
6 mois de servitude pénale avec arrestation immédiate pour non-assistance de personnes en danger
3 mois pour outrage à magistrat
La Cour les a également condamnés à payer des amendes allant jusqu’à 230.000 FC chacun.
3 mois pour 3 autres policiers
Trois autres prévenus, tous attachés au commissariat urbain de Kisangani, ont été condamnés à 3 mois de servitude pénale chacun pour outrage à magistrat. Ils devront également payer une amende de 368.000 FC dans un délai de 15 jours. La Cour a confirmé leur maintien en détention.
À l’origine : la démolition de l’enclos du Procureur
Les faits remontent à l’opération de démolition des constructions anarchiques érigées sur les emprises publiques à Kisangani.
Ce jour-là, les policiers étaient entrés en altercation avec le Procureur de la République Ikobia Aaron, à son domicile. Ils avaient démoli l’enclos de sa résidence, sa guérite ainsi que des boutiques voisines.
Le Procureur s’était constitué partie civile, rejoint par son épouse, Mme Isandja Rosette, comme deuxième partie civile.
Si le Ministère public avait également retenu la destruction méchante, la Cour a estimé que cette infraction n’était pas établie. Elle a également rejeté les accusations de coups et blessures volontaires.
Muhindo Joseph
![]()
