A Washington, la naissance du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) de Joseph Kabila, annoncée lundi 12 octobre à Goma, est vue d’un très mauvais oeil. Loin de l’image d’une alternative politique, l’administration américaine y voit une manoeuvre de déstabilisation.
Conséquence directe : les sanctions américaines contre l’ancien président sont plus que jamais maintenues. Pour le Trésor américain, son rapprochement assumé avec l’AFC/M23 les justifie pleinement.
Et sur le plan politique, le verdict américain est sans appel. On ne peut pas se réclamer de la démocratie tout en s’appuyant sur les armes pour prendre le pouvoir à Kinshasa. La démarche du FRN est donc, pour Washington, disqualifiée.
Message final : les Etats-Unis restent solidaires de Kinshasa. Pas question de laisser prospérer une rébellion qui menace l’intégrité territoriale de la RDC.
Réponse du camp Kabila : tout est balayé. Les proches de l’ancien chef de l’Etat parlent de sanctions politiques, montées sur la base d’accusations fabriquées.
Muhindo Joseph
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