La riposte aux épidémies passe aussi par les casernes. Ce mardi, l’Institut National de Santé Publique – INSP, l’Organisation Mondiale de la Santé – OMS et FHI 360, en collaboration avec la CREC des FARDC, ont organisé une séance de sensibilisation au Centre d’Instruction de Rwapara.
La cible est les hommes en uniforme des FARDC et de l’UPDF déployés dans le cadre des opérations conjointes en Ituri.
Prévenir pour mieux protéger
L’activité s’inscrit dans le cadre de la prévention sanitaire, de la communication sur les risques et de l’engagement communautaire au sein des forces armées.
L’objectif est celui de renforcer les connaissances des militaires, promouvoir les comportements préventifs et les impliquer directement dans la prévention et le contrôle des épidémies.
Pour les organisateurs, les forces armées représentent un maillon stratégique. Mobiles, disciplinées et en contact avec les populations, elles peuvent devenir de véritables relais pour casser les chaînes de transmission, notamment en période d’alerte Ebola.
Une approche « One Health » et militaire
Durant la séance, les experts de l’INSP, de l’OMS et de FHI360 ont abordé plusieurs thématiques: les modes de transmission des maladies à potentiel épidémique, les gestes barrières, la notification précoce des cas suspects et le rôle des militaires dans la sensibilisation des communautés.
La CREC des FARDC a salué cette initiative qui, selon elle, contribue à protéger la santé des troupes tout en renforçant leur mission de sécurisation.
Vers une armée actrice de la santé publique
En unissant leurs efforts, l’INSP, l’OMS, FHI360 et la CREC veulent faire des hommes en uniforme des acteurs à part entière de la riposte.
L’idée est que chaque militaire devienne un agent de prévention, capable d’adopter les bons réflexes et de transmettre les bons messages dans les zones d’opérations.
Cette activité de Rwapara marque le début d’une série de sensibilisations prévues dans d’autres unités militaires de la province de l’Ituri.
Jeremiah UPAR
![]()
