L’accusation est frontale. « Joseph Kabila menace de provoquer un coup d’État militaire contre le président Tshisekedi. » Ces propos sont de la députée belge Els Van Hoof, qui s’exprimait mercredi devant la commission des Relations extérieures de la Chambre lors de l’audition du ministre des Affaires étrangères.
Pour l’élue du Brabant flamand, le doute n’est plus permis : la création par l’ancien président du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) est désormais avérée. Il officialise ainsi son ralliement à la lutte armée depuis Goma.
« Il rompt totalement avec son statut d’ancien chef d’État », a-t-elle dénoncé.
Au-delà du cas Kabila, Els Van Hoof pointe une crise plus profonde : une lutte d’influence régionale et un risque de partition de la RDC. Elle accuse le M23, membre du FRN, d’avoir déjà instauré un « État parallèle » dans l’Est, avec sa propre fiscalité et des enrôlements forcés.
Muhindo Joseph
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