En République Démocratique du Congo, enseigner ne suffit plus pour vivre. Dans le secteur public, de nombreux enseignants tirent la sonnette d’alarme : leur salaire ne suit plus le coût de la vie, plongeant leurs familles dans une précarité quotidienne.
Le constat est unanime sur le terrain. À Lingwala, le témoignage de Fortuna, professeur d’anglais, résume le désarroi d’une profession entière. Avec 488 000 francs congolais brut par mois, un montant inchangé depuis près de deux ans, il ne parvient plus à couvrir les besoins les plus élémentaires de son ménage.
» Depuis près de deux ans, je perçois le même salaire. Il est insuffisant face à l’augmentation du coût de la vie » lâche-t-il.
Une réalité qui oblige les enseignants à des choix déchirants. Loyer impayé, repas sautés, scolarité des enfants compromise… Leur pouvoir d’achat s’est effondré, les contraignant à survivre plutôt qu’à vivre.
Au-delà du cri de détresse, c’est un appel à la dignité. Ces hommes et femmes qui forment l’avenir du pays réclament une revalorisation salariale urgente, à la hauteur de leur mission.
Muhindo Joseph
![]()
