Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la prise en charge des patients atteints de la maladie à virus Ebola (MVE) en Ituri.
Annonce faite le vendredi 28 août 2026 à l’issue d’un atélier réunissant les professionnels des médias en ligne organisé par le Collectif des Radios Communautaires et de Proximité de l’Ituri, CORACOPI avec le financement de la Direction du Développement et de la Coopération Suisse, DDC en sigle.
Le Chargé de communication, M.Jérémie Kyaswekera de l’Institut National de Recherches Biomédicales (INRB) a officiellement annoncé l’introduction, à titre expérimental, de deux molécules dans la prise en charge des patients infectés par la souche Bundibugyo du virus Ebola.
Il s’agit du Remdesivir et du BP 134, qui seront expérimentés dans cinq structures de prise en charge de la province de l’Ituri.
Cette expérimentation concerne notamment les centres de traitement d’Ebola de CME-Nyankunde, l’Hôpital Général de Référence de Bunia, Nizi, Elikya et Lita.
Selon l’annonce de l’INRB, cette approche vise à renforcer l’arsenal thérapeutique disponible face à la circulation de la souche Bundibugyo en Ituri. L’utilisation de ces deux molécules s’inscrit dans une démarche de recherche et d’évaluation clinique destinée à documenter leur efficacité et leur sécurité chez les patients concernés.
Une démarche sous surveillance scientifique.
L’introduction de ces molécules ne signifie toutefois pas qu’elles constituent déjà un traitement définitivement validé contre la souche Bundibugyo. Leur utilisation étant expérimentale, les patients concernés doivent faire l’objet d’un suivi médical et scientifique rigoureux afin d’évaluer les résultats obtenus et d’identifier d’éventuels effets indésirables.
Cette nouvelle approche intervient alors que les équipes de riposte poursuivent leurs efforts pour contenir la propagation de la MVE en Ituri, notamment à travers la surveillance épidémiologique, le diagnostic précoce, l’isolement et la prise en charge des cas, ainsi que la prévention et le contrôle des infections.
Pour les équipes médicales engagées dans les centres concernés, l’arrivée de ces molécules constitue ainsi une nouvelle possibilité à évaluer dans la lutte contre cette maladie particulièrement meurtrière.
L’INRB devrait, à travers le suivi de cette expérimentation, contribuer à produire des données scientifiques permettant de déterminer la place que pourraient occuper le Remdesivir et le BP 134 dans la prise en charge de la maladie à virus Ebola liée à la souche Bundibugyo.
Toutefois, l’équipe de riposte insiste pourque les malades se rendent en temps dans les CTE, ce malgré, la présence annoncée de ces molécules.
Justin-Joël Maraeki.
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