La localité de Maze, dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri, a été le théâtre d’une nouvelle tragédie. Au moins 11 civils auraient été tués lors d’une attaque survenue vers 3 heures du matin, dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 octobre 2026. La milice CODECO est mise en cause par l’Association culturelle ENTE, qui condamne fermement ces violences et appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour protéger les populations civiles.
Dans un communiqué signé à Bunia le 9 octobre 2026, le président national de l’Association culturelle ENTE, Me Jean-Claude Ngadjole Ateenyi, dénonce cette nouvelle tuerie, qui aurait notamment coûté la vie à des femmes et à des personnes âgées.
Pour cette structure culturelle, ce massacre constitue un sérieux revers pour les efforts de pacification engagés en Ituri, particulièrement dans le territoire de Djugu, où une accalmie relative aurait été observée pendant plus d’un an.
L’association déplore la reprise des violences contre les populations civiles et appelle les groupes armés à renoncer aux hostilités. Elle rappelle également les engagements pris dans le cadre du processus de paix d’Aru 2, qui visait notamment à favoriser la cessation des attaques contre les civils.
Face à cette nouvelle tragédie, ENTE exige le dépôt des armes sans condition et appelle les combattants de la CODECO à rejoindre le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS). L’objectif est de favoriser leur sortie des groupes armés et leur réintégration dans un processus de paix durable.
Au-delà de la condamnation, l’Association culturelle ENTE appelle les gouvernements national et provincial à prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux massacres des civils en Ituri.
Elle plaide notamment pour le désarmement des détenteurs illégaux d’armes, en ciblant particulièrement les groupes armés responsables de l’insécurité dans le territoire de Djugu.
L’association insiste également sur la nécessité de renforcer la sécurité autour des sites de déplacés, dont les occupants demeurent exposés aux menaces liées à la persistance des violences.
Cette nouvelle attaque ravive les inquiétudes au sein des communautés affectées par les conflits armés. Elle souligne une fois de plus l’urgence de renforcer la protection des civils et de consolider les initiatives de paix dans cette partie de la province.
Dans son communiqué, l’Association culturelle ENTE présente ses condoléances aux familles des victimes et à l’ensemble de la communauté Hema. Elle appelle également la population à la vigilance face à la dégradation de la situation sécuritaire.
Alors que les habitants de Djugu aspirent toujours à retrouver une vie normale, la tragédie de Maze remet au premier plan une question essentielle : quelles mesures concrètes seront prises pour empêcher de nouveaux massacres et garantir enfin la sécurité des populations civiles en Ituri ?
Justin-Joël Maraeki.
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