Les autorités sanitaires de l’Ituri passent à l’offensive sur deux fronts. Vendredi 14 août, elles ont lancé une campagne massive de distribution de médicaments contre le paludisme. L’Objectif est désengorger les centres de santé et rendre plus nette la détection des cas suspects d’Ebola.
Une fièvre qui masque l’autre
En Ituri, paludisme et Ebola ont un point commun qui complique tout: la fièvre.
Or, dans une province déjà sous pression à cause de l’épidémie à virus Ebola, chaque cas de fièvre devient un cas à investiguer.
Ce qui fait que les équipes de riposte sont saturées et la surveillance épidémiologique ralentit.
« C’est une réponse directe à Ebola », explique Delvin Waissala, chargé de la communication de la riposte à la DPS.
« En traitant le paludisme, on fait baisser le nombre de fièvres. Moins de fièvres liées au paludisme, c’est moins de pression sur les structures sanitaires. Et donc plus de chances d’identifier rapidement un vrai cas suspect d’Ebola. »
Le paludisme fait aussi des dégâts
Selon la Division provinciale de la santé, le paludisme a déjà causé près d’une centaine de décès en Ituri au premier semestre 2026.
Un fardeau de santé qui vient s’ajouter à la riposte Ebola et qui mobilise les mêmes ressources humaines et matérielles.
Plus d’1 million de personnes ciblées en 4 jours
La première phase démarre fort. 4 zones de santé sont concernées: Bunia, Nyakunde, Mungwalu et Rwampara.
La cible: plus d’1 million de personnes à traiter en 4 jours.
Mais le défi ne s’arrête pas là. La riposte en Ituri est déjà fragilisée par des mouvements de grève du personnel de santé, liés notamment au non-paiement des primes.
L’adhésion des communautés au cœur de la stratégie
Pour que l’opération réussisse, le gouverneur militaire, le général-major Gaby Kasongo, mise sur les relais communautaires.
Il appelle chefs coutumiers et responsables religieux à se mobiliser pour la sensibilisation.
Au-delà du paludisme, l’enjeu est clair: alléger les structures, gagner en rapidité de détection et renforcer la surveillance contre Ebola.
La réussite de cette campagne dépendra donc de deux choses: couvrir un maximum de personnes et obtenir l’adhésion des populations.
La Rédaction
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