Le commandant urbain de la police à Bunia sort du silence. Face à la montée des discours de haine, il lance un ultimatum à la jeunesse : choisissez la paix ou répondez de vos actes.Dans une déclaration ferme, le commissaire supérieur principal ABELI MWANGU Gérard pointe du doigt les réseaux sociaux et les quartiers où circulent des messages qui dressent les communautés les unes contre les autres. Pour lui, chaque mot de haine est une balle tirée sur la paix fragile de l’Ituri. »À Bunia, nous n’avons qu’un seul ennemi : la division. Le frère qui vient d’ailleurs n’est pas un intrus. Il a les mêmes droits que toi à la vie, à la sécurité, au respect », martèle-t-il.Le commandant tape du poing sur la table : 3 règles désormais. Se respecter. Vivre ensemble. Dénoncer. Et il prévient : la police ne négociera plus. Tout auteur de discours haineux ou de trouble à l’ordre public sera interpellé et sanctionné.Il rappelle que l’histoire de l’Ituri est déjà assez lourde. Les conflits passés ont assez coûté en vies humaines et en larmes. Recommencer aujourd’hui, ce serait trahir la mémoire des victimes.L’officier interpelle aussi les parents, les leaders d’opinion et les administrateurs des groupes WhatsApp. « Vous êtes les premiers gardiens. Modérez, sensibilisez, signalez. La police seule ne suffira pas. »Le commandant urbain de la police, le commissaire supérieur principal ABELI MWANGU GÉRARD souligne comme la ville n’a pas besoin de division.« La ville de Bunia n’a pas besoin de divisions. Elle a besoin d’unité, de solidarité, et de responsabilité collective. » à en croire Abeli MWANGU Gérard Car au finish, ce ne sont pas les armes qui reconstruisent une ville. Ce sont les cœurs réconciliés et les bouches qui refusent la haine.La haine divise, la paix construit. Le message du commandant est qu’à Bunia, on ne se combat pas avec des mots. On se protège ensemble
Jérémie Upar
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