La psychose s’était emparée du quartier Bankoko. Depuis quelques jours, plusieurs cas de décès communautaires attribués à la maladie à virus Ebola sont signalés dans ce quartier populaire de Bunia, certains habitants pointant du doigt le foyer militaire comme épicentre de la propagation.
Une rumeur que le commandant de l’Hôpital Militaire Régional de Bunia a tenu à démentir formellement.
C’était ce lundi 02 novembre 2026, lors d’une séance de sensibilisation organisée par la Cellule de Recherche et de Communication de Risque (CREC) de système de gestion de l’incident ( SGI) au cours de la parade hebdomadaire de la 32ème Région Militaire.
« Des militaires disciplinés »
Face aux troupes rassemblées, le Capitaine Médecin Luemba Christophe, Commandant de l’Hôpital Militaire Régional de Bunia, s’est voulu catégorique.
« Contrairement à ce qui se raconte dans certains milieux, les militaires sont très disciplinés et veillent toujours au respect strict des mesures barrières », a-t-il déclaré.
Pour l’officier médecin, l’armée ne saurait être le maillon faible dans la riposte contre l’épidémie qui refait surface en Ituri.
Il a rappelé que depuis la notification des premiers cas suspects dans la province, des dispositions sanitaires rigoureuses ont été renforcées au sein de toutes les unités de la 32ème Région Militaire: lavage systématique des mains, prise de température, port obligatoire de masque dans les lieux de rassemblement et distanciation.
« Le soldat est le premier à être exposé, c’est pourquoi nous ne transigeons pas sur la discipline sanitaire. Accuser le camp militaire de diffuser le virus, c’est méconnaître les efforts fournis au quotidien », a insisté le Capitaine Médecin Luemba Christophe.
La CREC de SGI en première ligne
Cette mise au point est intervenue à l’occasion d’une campagne de sensibilisation de proximité menée par la CREC de SGI.
Dans le but de briser la chaîne de transmission et lutter contre la désinformation qui alimente la stigmatisation.
Les équipes de la CREC ont rappelé les gestes qui sauvent: éviter tout contact avec les fluides corporels d’une personne malade, ne pas manipuler le corps d’un défunt sans protection, alerter immédiatement le 101 ou les relais communautaires en cas de fièvre soudaine, fatigue intense, vomissements ou saignements.
Dans un contexte où chaque rumeur peut freiner la riposte, le message des autorités sanitaires et militaires reste le même: la discipline collective reste la seule arme efficace contre Ebola.
Jeremiah UPAR
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