Le Collectif des Journalistes de l’Ituri (CJI-ASBL) demande aux responsables de la riposte contre la maladie à virus Ebola d’impliquer davantage la presse dans la gestion de la crise sanitaire.
Dans une déclaration rendue publique ce mercredi 16 septembre 2025 à Bunia, le CJI insiste sur l’importance du rôle des médias dans cette période d’urgence sanitaire.
Un changement salué à la tête de la DPS
Le Collectif dit saluer la récente permutation des chefs de Division Provinciale de la Santé, notamment en Ituri. Selon le CJI, le chef de division sortant, le Dr Lola Loway Marcel, n’était pas ouvert à la presse, ce qui a rendu la collaboration difficile.
Pour les journalistes, l’arrivée du nouveau chef de division doit marquer une rupture avec une gestion jugée jusque-là opaque.
« Le chef de division sortant n’était pas coopérant avec la presse. Nous espérons que son successeur ne commettra pas la même erreur, au risque de créer une fissure entre la presse et la DPS/Ituri », peut-on lire dans la déclaration.
« Nous ne sommes pas de simples relais »
Le CJI tient à rappeler que les journalistes ne sont pas là pour simplement relayer les communiqués de la riposte.
Pour le Collectif, les professionnels des médias sont des acteurs clés dans la sensibilisation de la population, la lutte contre les rumeurs et la redevabilité envers les communautés.
Le CJI met ainsi en garde contre toute forme de marginalisation de la presse:
« Limiter l’accès à l’information, éviter le dialogue avec les médias ou communiquer de manière sélective et non transparente sur la situation épidémiologique serait une grave erreur. »
Pour le Collectif, la lutte contre Ebola ne peut réussir sans la confiance de la population, et cette confiance passe par la transparence et un dialogue permanent.
Un cadre d’échange réclamé
Le CJI invite les responsables de la riposte à mettre en place un cadre permanent de concertation avec les journalistes. L’objectif est d’améliorer la communication et de permettre aux médias de jouer pleinement leur rôle d’information.
Le Collectif réaffirme par ailleurs sa disponibilité à accompagner la riposte à travers une information « professionnelle, vérifiée, responsable et dans l’intérêt de la population », tout en restant vigilant sur la transparence.
Enfin, le CJI encourage les autorités à appliquer la rotation et la bonne gouvernance dans tous les services publics de l’Ituri, estimant que certains responsables sont restés 15 à 20 ans dans la même zone de santé, favorisant ainsi la routine et freinant la performance de l’administration.
Jeremiah UPAR
![]()
