Alors que la RDC célèbre ses 66 ans d’indépendance, Mgr François Abeli Muhoya, évêque de Kindu, sort de sa réserve et tire à boulets rouges sur le débat constitutionnel.
Dans une déclaration faite ce mardi 30 juin, le prélat catholique a dénoncé frontalement les priorités de la classe politique. « Le changement de la Constitution n’est ni urgent ni nécessaire pour notre pays », a-t-il martelé devant ses fidèles.
Mgr Abeli s’est adressé sans détour aux dirigeants. « Je m’adresse aux responsables politiques : ne pensez pas uniquement à vos intérêts personnels ou à vos poches », a-t-il lancé. Pour l’évêque de Kindu, l’urgence est ailleurs : « Regardez plutôt la souffrance de la population. Très chers frères et sœurs, nous souffrons dans ce pays ».
Le prélat rappelle les réalités du terrain dont insécurité à l’Est, crise sociale, pouvoir d’achat en berne, écoles et hôpitaux en difficulté. Pour lui, toucher à la Constitution aujourd’hui, c’est détourner le regard des vrais problèmes qui étranglent les Congolais au quotidien.
À l’heure où le pays commémore son indépendance, Mgr Abeli impose un autre sujet dans l’agenda national celui de la souffrance des Congolais.
Son message est clair , l’urgence n’est pas dans les textes, elle est dans les ventres vides, dans les familles endeuillées, dans les routes impraticables.
Un discours qui tombe comme un rappel à l’ordre, en plein jour d’indépendance.
La Rédaction
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