Un mois pile après l’annonce officielle d’Ebola, le gouvernement a tiré la sonnette d’alarme depuis Bunia.
Le nouveau bilan dressé en Ituri confirme que la crise sanitaire tient toujours l’Est du pays en haleine.
Le ministre de la Santé Publique, Samuel Roger Kamba, a dévoilé les chiffres : 896 cas confirmés et 232 décès depuis le déclenchement de l’épidémie.
Ces données ont été publiées au cours d’un briefing dédié à l’avancée de la riposte, L’Ituri reste pour l’instant le cœur névralgique de la maladie.
« Que du confirmé, pas de suspect »
Le ministre a martelé la crédibilité des chiffres. Ils sortent, dit-il, d’un circuit de vérification strict qui associe Kinshasa, l’OMS, l’Africa CDC et l’ensemble des partenaires sur le terrain.
« On vous sert les chiffres réels des malades, pas des cas présumés. Ce sont des résultats de labo, validés après recoupement avec toutes les équipes avant publication », a tranché Roger Kamba.
Dans ce total de 896 cas figurent aussi bien les patients détectés depuis l’alerte officielle que des morts réexaminés a posteriori grâce au travail de rétro-investigation des équipes de veille.
Létalité à 26% : la barre reste haute
Sur les 896 malades, 232 ont succombé. Soit un taux de mortalité autour de 26%. Un ratio qui continue de hanter les autorités, malgré les avancées dans la prise en charge clinique.
Kinshasa jure cependant ne pas relâcher la pression, traçage des contacts, surveillance de terrain, et montée en puissance des centres de traitement dans les zones touchées.
Alors que l’Ituri concentre l’essentiel des contaminations, le message du gouvernement aux communautés est simple : signalez tout symptôme sans attendre. Plus la détection est précoce, plus les chances de guérison montent et plus la chaîne de transmission se brise.
Jeremiah UPAR
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