L’Assemblée nationale a adopté vendredi 23 octobre la loi fixant les modalités d’organisation du référendum, après intégration des réserves de la Cour constitutionnelle. Le texte va maintenant au Sénat en seconde lecture avant promulgation par le chef de l’État.
Vote sans l’opposition : 346 voix pour, 0 contre, 1 abstention. Le groupe Ensemble pour la République a boycotté la séance. Son président Christian Mwando a dénoncé un « passage en force » et une « fermeture brutale de la porte du dialogue », alors que le pays attend le dialogue inclusif promis par Félix Tshisekedi.
« Dans un contexte de guerre à l’Est, cette loi risque de raviver les divisions », a-t-il prévenu, estimant que la majorité de l’Union sacrée en assumera seule la responsabilité.
La majorité défend, elle, la primauté de la règle majoritaire : l’absence de l’opposition n’empêche pas les travaux.
Enjeu majeur : le texte ouvre la possibilité de modifier la Constitution par référendum, voire d’adopter une nouvelle Constitution. L’opposition y voit un mécanisme pour permettre un troisième mandat à Félix Tshisekedi, dont le second mandat s’achève en 2028.
Muhindo Joseph
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