Aux premières heures de ce jeudi, une information tombe comme une bombe : le général autoproclamé Hérode, chef de la milice FPIC, est mort.
Blessé grièvement lors d’affrontements acharnés mercredi 15 juillet au soir contre les forces loyalistes, il n’a pas survécu. Transporté en urgence à l’hôpital de Nyakunde, il y a rendu son dernier souffle.
Avec lui, plusieurs de ses combattants ont également été tués selon des sources locales. Un coup dur pour la FPIC qui perd son visage et son commandant.
Nyakunde retient son souffle
Mais la mort d’Hérode n’a pas ramené le calme. Au contraire.
Ce jeudi matin, les détonations résonnent encore dans plusieurs coins de Nyakunde. Les tirs d’armes lourdes et légères se font entendre par intermittence. La peur a changé de camp, mais elle est toujours là.
Dans les rues, c’est le vide. Les boutiques sont fermées. Les habitants se terrent.
Exode des humanitaires
Autre signal d’alarme : les organisations humanitaires plient bagage. Face à la dégradation rapide de la situation, plusieurs ONG ont entamé leur évacuation du centre de Nyakunde. Quand ceux qui viennent pour aider partent, c’est que le danger est réel.
Silence officiel, tension maximale
Pour l’instant, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités. Le flou règne, et dans ce flou, les rumeurs courent plus vite que les balles.
La situation reste évolutive et explosive. Tout peut basculer d’une minute à l’autre.
Nyakunde, déjà meurtrie par des années de violences, vient de perdre un de ses bourreaux. Mais la paix, elle, se fait toujours attendre.
Nous suivons l’évolution de la situation minute par minute.
La Rédaction
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