Trois jours d’enfer, Du 16 au 18 juin 2026, le groupement Penyi dans le secteur des Walendu Tatsi, territoire de Djugu, a été frappée par une série d’incendies d’origine encore indéterminée.
Selon la société civile locale, un phénomène mystérieux supposé être lié à la pratique traditionnelle « Tumu » serait à l’origine des flammes,l’enquête reste à établir.
Bilan : plus d’une centaine de ménages touchés
Le coordonnateur des Forces Vives du secteur des Walendu Tatsi, Paul Mandro Gokpa, dresse un bilan lourd :
- 38 maisons complètement incendiées avec tous les biens et documents des familles partis en fumée.
- 67 autres maisons où le feu a pu être maîtrisé à temps, mais avec des dégâts partiels.
Au total, plus de 100 familles se retrouvent sinistrées.
Des déplacés sans assistance, en pleine alerte Ebola
Actuellement, les rescapés n’ont plus d’abri. Ils dorment pêle-mêle dans les églises et les écoles de Penyi, faute de tentes ou de sites d’accueil.
« La population sinistrée dort à l’église, à l’école, sans assistance, dans de mauvaises conditions pour préparer la nourriture » alerte Paul Mandro Gokpa.
Ce regroupement massif intervient alors que l’Ituri fait face à une épidémie d’Ebola depuis un mois. Pour la société civile, la promiscuité dans les lieux d’hébergement provisoires constitue « un grand risque » de propagation du virus.
Appel à l’aide
Face à l’urgence humanitaire et sanitaire, les Forces Vives de Walendu Tatsi lancent un SOS aux autorités provinciales, au gouvernement central et aux partenaires humanitaires.
« Ainsi nous demandons une assistance d’urgence » conclut Paul Mandro Gokpa.
Nourriture, abris, kits NFI, eau potable et appui médical sont désormais vitaux pour éviter une double tragédie : le feu, puis la maladie.
En ce jour, Peny est à terre, En attendant de connaître l’origine exacte des incendies, la priorité est de mettre les sinistrés à l’abri avant que l’Ebola ne s’invite dans les camps de fortune.
Jeremiah UPAR
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