L’expert en environnement et chef du bureau de ressources en eau à la division provinciale de l’environnement ITURI, l’ingénieur Justin VWAWEKA UNYUTHA tire la sonnette d’alarme en soulignant que la riposte contre la maladie en virus Ebola, pèche par un angle mort celui de l’absence des environnementalistes, des vétérinaires et des zoologistes dans les équipes de terrain.
« Le virus Ebola trouve son origine dans la nature à travers les animaux tels que les chauve-souris frugivores, les singes, les gorilles, les chimpanzés, les antilopes , les porcs epics, etc trouvés malades ou morts ».a souligné Ir Justin Vwaweka
Deux types de transmission :
- entre l’animal et l’homme à travers le contact étroit avec le sang, les sécrétions, les organes ou d’autres liquides biologiques d’animaux infectés ou morts;
- entre une personne et une autre personne : une personne peut être infectée par le virus par contact direct avec une autre personne ( sang ou liquides biologiques) ou par contact avec des objets ou surfaces qui ont été contaminés par des liquides biologiques provenant d’une personne atteinte de la maladie à virus Ebola ou qui en est décédée.
Sans les spécialistes de l’environnement et des animaux, on soigne les effets, pas la cause. L’ingénieur VWAWEKA plaide pour une équipe élargie :
- Environnementalistes : pour comprendre les écosystèmes où le virus circule (forêts, savanes, champs…).
- zoologistes : pour étudier et comprendre l’animal porteur de virus
- vétérinaires: pour traquer le virus chez les animaux hôtes (chauves-souris, primates, antilopes…) , les animaux domestiques et de compagnies.
« Il faut annexer les environnementalistes, les zoologistes et le vétérinaire à l’équipe de riposte contre Ebola. » a conclu Ir Justin VWAWEKA UNYUTHA
Les environnementalistes et les vétérinaires jouent un rôle essentiel dans la prévention et le riposte contre la maladie à virus Ebola car ils ont la maîtrise de la nature et des animaux qui s’y trouvent y compris l’interaction ( nature -animal, animal – animal et animal- homme)qui existe.
Leurs interventions doivent être permanentes c’est-à-dire avant, pendant et après l’épidémie de la maladie à virus Ebola.
Ces experts de la nature cités ci-haut doivent bénéficier de l’appui logistique et financier pour bien mener leur travail dans la nature et au sein des communautés humaines.
L’expert rappelle que nous sommes frappés pour la dix-septième fois par cette épidémie d’ebola en RD Congo. Et comme le virus existe et existera toujours dans la nature, il y a risque qu’il ait une autre épidémie dans l’avenir si ces experts mentionnés ci-haut n’y sont pas impliqués.
Pour cet expert de l’environnement c’est une question de logique, si Ebola vient de la nature, il faut aller la combattre à la source, avec les bons experts. Pas juste attendre les malades à l’hôpital.
Jeremiah UPAR
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