Alors que la province de l’Ituri reste sous surveillance à cause du virus Ebola, un autre ennemi complique la tâche des équipes de riposte : la désinformation. Face à ce fléau, Madame Eudoxie Maswama, Procure Générale près la Cour d’Appel de l’Ituri, a lancé ce lundi une offensive judiciaire d’envergure contre les propagateurs de fausses informations, particulièrement actifs sur les réseaux sociaux.
1. Le constat : Les rumeurs freinent la riposte
Selon les autorités sanitaires, les rumeurs, les théories du complot et les fausses informations qui circulent sur WhatsApp, Facebook et TikTok désorientent les populations. Conséquence directe : méfiance envers les équipes de vaccination, refus des mesures barrières, stigmatisation des malades et des survivants. Un climat qui affaiblit toute la stratégie de lutte contre Ebola.
2. La réaction : Tolérance zéro de la justice
Montée à la tribune, la Procure Générale Eudoxie Maswama n’a pas mâché ses mots. Elle a mis en garde tous ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour propager des messages erronés sur Ebola.
« Les appareils de la justice sont déjà mis en marche », a-t-elle déclaré. Concrètement, les services spécialisés sont chargés d’identifier, de tracer et d’interpeller tout auteur de publication mensongère liée à Ebola. » En ma qualité de procureur général, Garant de l’ordre public et n’être de l’action public de la province de l’ituri, j’instruis les services compétents c-à-d les magistrats qui travaillent sous mes ordres, les OPJ de la PNC, OPJ en compétences restreintes et général ainsi que les inspecteurs des polices judiciaires de pouvoir identifier ce genre des message et rechercher les auteurs de ces messages dans les réseaux sociaux et les déférés devant les juridictions compétentes » martèle Madame Eudoxie MASWAMA
3. L’enjeu : La désinformation tue
Pour Madame Maswama, diffuser une fake news sur Ebola en période d’épidémie n’est pas un simple délit d’opinion. C’est un acte criminel. Une rumeur peut pousser une famille à cacher un malade, à refuser un enterrement digne et sécurisé, ou à attaquer une équipe de riposte. Et chaque jour perdu à cause d’un mensonge, c’est une chance de plus pour le virus de se propager.
La population est appelé à ne pas partagée ce que quelle n’a pas vérifié. Quand vous recevez un message douteux sur Ebola, le réflexe c’est : ne pas transférer, signaler, et aller chercher l’info officielle.
Signalons qu’en Ituri, propager une fausse information sur Ebola peut désormais vous conduire devant le juge. La justice veut protéger la vie avant tout.
Jeremiah UPAR
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