Le débat sur une possible révision de la Constitution continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique en République démocratique du Congo. Dans ce contexte, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo maintient une position sans équivoque, appelant au respect rigoureux de la Loi fondamentale.
Du côté de l’Église catholique, le message reste constant. Un responsable ecclésiastique a récemment insisté sur le fait que la position des évêques n’a connu aucun changement face aux discussions en cours.
Selon eux, la Constitution définit clairement les modalités de toute révision, tout en consacrant des dispositions intangibles considérées comme essentielles à la stabilité des institutions.
Pour la CENCO, toute initiative de réforme doit impérativement se conformer aux textes en vigueur, sans manipulation ni interprétation tendancieuse. Les évêques rappellent que ce cadre juridique constitue une garantie fondamentale pour l’équilibre institutionnel et le bon fonctionnement de la démocratie.
Au-delà des considérations légales, l’Église met également en avant la nécessité d’une démarche responsable. Elle alerte sur les risques de tensions politiques ou sociales que pourrait engendrer un processus mal encadré, dans un climat national déjà marqué par plusieurs défis. Les acteurs politiques comme la population sont ainsi appelés à privilégier le dialogue et l’intérêt général.
Dans un pays confronté à des enjeux sécuritaires et socio-économiques majeurs, la question de la révision constitutionnelle demeure particulièrement sensible. À travers cette prise de position, la CENCO entend contribuer à la préservation de la stabilité institutionnelle et à la consolidation d’un processus démocratique crédible.
En réitérant sa ligne, l’Église catholique se positionne comme une voix morale, rappelant que toute réforme doit avant tout répondre aux aspirations du peuple et servir l’intérêt supérieur de la Nation.
Amos Alima
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