La ville de Bunia accueille actuellement une importante activité spirituelle marquée par la présence du prophète docteur Jules Mulindwa. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une campagne de sensibilisation et de mobilisation communautaire en faveur de la paix et de l’unité, dans une province encore confrontée à des défis sécuritaires. Depuis le début de cette activité, de nombreux fidèles prennent part aux différentes séances de prière, caractérisées par une forte intensité spirituelle. Plusieurs participants ont témoigné d’expériences marquantes, évoquant notamment des cas de guérison et de délivrance. « Je me sens libérée aujourd’hui, Dieu m’a visitée », a confié une participante, visiblement émue.Au-delà de ces manifestations spirituelles, le message central du prédicateur met un accent particulier sur la cohésion sociale, le vivre-ensemble et la réconciliation. Dans un contexte local marqué par des tensions persistantes, ce discours trouve un écho favorable auprès de la population.« Ce message arrive à point nommé, nous avons profondément besoin d’unité », a souligné un habitant de Bunia présent à la rencontre. Prévue pour une durée d’une à deux semaines, cette mission s’inscrit dans une dynamique nationale. À travers cette tournée, le prophète Jules Mulindwa ambitionne de renforcer la conscience collective autour des valeurs de paix, de solidarité et de stabilité dans plusieurs villes du pays. Ainsi, cette initiative apparaît comme une contribution significative à la promotion d’un climat apaisé en Ituri, en mobilisant les communautés autour d’un idéal commun : bâtir une société fondée sur l’unité, la paix durable et la fraternité. Rédaction : Amos ALIMA Partager
En Ituri, une confusion persistante aliômente depuis plusieurs semaines des inquiétudes dans le secteur des transporteurs des produits pétroliers venant du Kenya et d’ailleurs. À l’origine, une redevance de 55 dollars américains perçue à la frontière de Mahagi, que certains assimilent à tort à une « taxe COVID ».Face à cette situation, le Programme National de l’Hygiène aux Frontières, PNHF tient à clarifier sans ambiguïté qu’il n’existe aucune taxe liée au COVID-19 en République démocratique du Congo en général et en Ituri en particulier.*Une redevance légale au service de la santé publique*Les frais perçus aux frontières correspondent à une redevance réglementaire destinée à soutenir des opérations essentielles du ministère de la santé publique et prévoyance sociale notamment 4D (Désinfection, la Désinsectisation, la Dératisation et la Décontamination) des moyens de transport.Ces interventions concernent particulièrement les véhicules d’occasion à l’importation ainsi que les véhicules routiers transfrontaliers.*Une barrière sanitaire contre les maladies et épidémies.*Ces opérations permettent de prévenir l’introduction et la propagation de maladies à potentiel épidémique à caractère international. Les moyens de transport peuvent en effet servir de vecteurs à des insectes nuisibles, des rongeurs ou des agents pathogènes responsables de maladies ou d’autres infections. À ce titre, les actions du PNHF contribuent directement à rompre la chaîne de transmission des maladies et à renforcer la sécurité sanitaire aux frontières.*Un mandat encadré par des textes légaux*Les activités du PNHF s’appuient sur un cadre légal et normatif bien défini, notamment l’ordonnance-loi n°18/003 du 13 mars 2018 fixant la nomenclature des droits, taxes et redevances du pouvoir central, les arrêtés ministériels et interministériels sectoriels, le Règlement Sanitaire International (RSI 2005) qui est l’instrument juridique de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui oblige les États à prévenir la propagation internationale des maladies.Dans ce cadre, le PNHF agit comme un service technique stratégique du ministère de la Santé aux points d’entrée (frontières), chargé de prévenir, détecter et répondre aux menaces sanitaires.*Clarification sur le montant de 55 dollars.*Le montant légal de cette taxe à caractère national est fixé à 50 dollars américains. Le passage à 55 dollars s’explique par des frais bancaires liés à une nouvelle procédure de paiement instaurée par l’administration fiscale de la DGRAD ressort de Mahagi chargé de recouvrement. Le PNHF précise qu’il n’intervient ni dans la fixation de taxe de l’État ni dans leur perception, mais uniquement dans les étapes techniques de constatation et de liquidation des recettes comme a souligné l’autorité de la DGRAD Mahagi dans sa correspondance. *Hommage et reconnaissance à l’autorité provinciale*Le Programme National de l’Hygiène aux Frontières (PNHF) a tenu ainsi à exprimer sa profonde reconnaissance et ses félicitations au Gouverneur militaire de la province de l’Ituri le Lieutenant-Général Luboya N’Kashama Johnny pour son leadership affirmé et son engagement constant en faveur du bon fonctionnement des institutions nationales étatiques en Province. Par son implication directe et sa volonté de renforcer la discipline administrative, l’autorité provinciale contribue significativement à la consolidation de la gouvernance publique, à la coordination efficace des services étatiques et à la restauration de la confiance entre l’administration et les assujettis. Engagement qui constitue un levier essentiel pour garantir l’efficacité des missions régaliennes de l’État, notamment dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sanitaires. »…en résumé, les frais perçus sont légaux, justifiés par des impératifs de santé publique et n’ont aucun lien avec le COVID-19″ a conclu M. Uyergyu Mbula Daniel, chargé des contentieux, questions juridiques et audit interne du PNHF-Ituri. Rédaction Partager